A cause de Jésus et de l’Evangile

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6ème dimanche de Pâques : Commentaires de Frère Charles sur l’évangile selon St Jean

« Celui qui a mes commandements et qui les observe, c’est là celui qui m’aime.

Que vous êtes bon, mon Dieu, de nous répéter sans vous lasser ce qui est le plus important pour nos âmes,… de nous donner ces principes généraux propres à régler toute notre vie, ces principes qui d’un mot éclairent toute notre route sur la terre et servent de direction à tous nos pas… Que vous êtes bon de poursuivre si constamment « jusqu’à la fin », comme « vous nous aimez », non seulement jusqu’à la dernière extrémité, mais jusqu’à la dernière minute et jusque durant cette nuit funèbre, votre unique but, l’accomplissement de votre seul désir (« Que veux-je, sinon qu’il s’allume ? ») d’allumer dans nos cœurs ce feu de l’amour de Dieu que « vous êtes venu porter sur la terre ! » Vous l’allumez ici et en nous jetant dans l’obéissance inséparable de l’amour, et en nous apprenant par une déclaration de votre parole infaillible (et sans que nous ayons besoin de raisonnement pour le savoir), que la marque, le signe, la preuve, du parfait amour pour Dieu, c’est la parfaite obéissance à sa volonté.
Obéissons à Dieu : si nous l’aimons, cela nous est non seulement doux, non seulement facile, mais c’est pour nous un besoin, une nécessité… Quand on aime, on a soif d’obéir, on s’anéantit dans une adoration infinie devant l’être aimé ; on adopte en tout, les yeux fermés, ou ouverts seulement pour une adoration sans bornes, toutes les pensées, toutes les volontés, toutes les manières de faire du bien-aimé ; on veut se perdre en lui, se fondre en lui, « ne plus vivre en soi, mais en celui qu’on aime » (saint Jean de la Croix), disparaître en lui ; chacun de ces besoins de l’amour, besoins inséparables de sa nature, renferment la parfaite obéissance, quand l’amour s’adresse au seul être qu’on puisse aimer parfaitement, à l’Être parfait [1].


[1M/487, sur Jn 14,16-21, en C. DE FOUCAULD, L’imitation du Bien-Aimé. Méditations sur les Saints Évangiles (2), Nouvelle Cité, Montrouge 1997, 219